19/11/2014

Au Paradis des Fringues

Ouverture d'une friperie pour la bonne cause

Voici un lieu bien insolite pour acheter des vêtements de seconde main ! L’association des  Paralysés de France (APF) de l’Oise lance à Beauvais sa friperie.

Baptisée Au Paradis des Fringues (portant malicieusement le sigle APF), elle ouvre tous les mercredis de 14 heures à 17h30.

Face à la baisse de dons et de legs, principales sources de financement de l'association, salariés et bénévoles ont cherché des solutions pour tenter de générer de nouvelles rentrées financières.

Des bénévoles en situation de handicap à la vente.

En s’inspirant d’un modèle de friperie existant déjà à Limoges, la délégation de l’Oise a mis en œuvre son projet. Avec une plus grande facilité puisqu’elle dispose sur son site d’un conteneur à vêtements de récupération. »Depuis mai, nous trions chaque vêtement » confie Dany Firmin l’un des salariés de l’APF. Même les portants sont issus  de la récupération.

Ce sont »des bénévoles valides et en situation de handicap qui assureront la vente »explique Catherine Bourhis, bénévole responsable  de la friperie. Soit une dizaine de personnes. Il faut que la démarche soit bien comprise, dit-elle. Ce sont les personnes en situation de handicap qui conseillent les gens et proposent leur aide. L’idée est aussi de créer un lieu convivial et de rencontre. Cela va rompre avec l’isolement de certaines personnes en situation de handicap."

Les tarifs des vêtements oscillent entre 1 et 7 €uros et restent accessibles à la plupart des bourses. La vente se fera dans une pièce de l’APF, qui joue les autres jours de la semaine le rôle de salle de réunion... Le projet reste à dimension modeste : "Nous sommes allés voir Emmaüs pour leur expliquer notre démarche. On est pas là pour les concurrencer, plaide Dany Firmin. C’est comme si l’épicier du coin voulait concurrencer Carrefour."

 

L’association se donne un an pour évaluer la pertinence de son projet. "Les sommes récoltées seront intégralement dédiées aux actions de la délégation" insiste-t-on à l’APF.

Farida Chadri

Article paru dans le journal Le Parisien le 19/11/2014

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